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Plongée sur l’épave du SS Thistelgorm (Egypte)

Je vous emmène plonger sur une épave mondialement connue : le SS Thistelgorm, bâtiment de guerre britannique coulé par les Allemands en 1941. Il mesure plus de 120 mètres de long et ses cales recèlent de pièces telles que des voitures, des motos, de l’artillerie… Un véritable musée sous-marin qui constitue probablement le site le plus célèbre de la mer rouge.

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Tomber nez à nez avec un dauphin (Polynésie)

Lors d’une plongée sur la passe de Tiputa en Polynésie, je tombe nez à nez avec un dauphin. Une rencontre unique, les dauphins se tenant toujours éloignés des plongeurs. Mais à Rangiroa, les dauphins se sont extrêmement rapprochés des plongeurs depuis environ une quinzaine d’années et ils évoluent désormais au milieu de ces derniers voire même jouent avec. Une particularité unique au monde à ma connaissance. La plongée prend tout son sens lors de rencontres comme celles-ci et cela me rappelle la nécessité d’aller à la rencontre de ces grands animaux de la façon la plus naturelle possible (en évitant par exemple d’emmener ses enfants dans des lieux de torture comme les delphinariums).

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Le mur de requins (Polynésie)

Immergez-vous en compagnie des centaines de requins de la passe sud de l’ile polynésienne de Fakarava. Une expérience extraordinaire qui en fait probablement une des plus extrordinaires plongées du monde ! La faune locale est constituée de centaines de requins gris, de requins pointes noires, de requins à pointe blanche de récifs, des napoléons, raies mantas et autres barracudas. Autant dire qu’en plongeant ce site, vous verrez surement autant de faune qu’en plusieurs années de plongée.

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Les raies mantas de Maupiti (Polynésie)

Immergez-vous aujourd’hui au beau milieu des raies mantas de l’ile de Maupiti dans le Pacifique. Un moment sensationnel et unique avec ces géants des mer sur un des sites les plus renommés du monde pour ce type de rencontres magiques.

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Le Routeburn Track (Nouvelle Zélande)

Suivez moi pour quatre jours et trois nuit au coeur des Alpes néo-zélandaises. Cette région a notamment servi de décor naturel au tournage du Seigneur des Anneaux. Forêts luxuriantes, cascades à n’en plus finir, torrents, montagnes et vallées au programme.

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Le VTT de descente (Nouvelle Zélande)

Aujourd’hui, venez dévaler à pleine vitesse les pentes du parc de moutain bike de Queenstown en Nouvelle Zélande. Une belle journée remplie d’adrénaline, de vitesse, de chutes mais surtout de fun ! 3,2,1, GO!

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Mon premier clip musical : « Miracle » par Simon Wright

Voici le clip « Miracle » de Simon Wright. J’ai rencontré Simon à Koh Tao en Thailande. Il jouait tous les deux jours dans un des plus gros bars de l’ile et j’ai beaucoup aimé sa musique. Je lui ai donc proposé de tourner un clip pour lui. Enjoy!

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Ma trouse à pharmacie de voyage

On est nombreux a avoir eu des pépins de santé, des petits accidents voire des gros durant un voyage. Voici quelques conseils à partager sans modération !

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Interview radio « Salut la planète » (Le Mouv’)

Interview diffusée le 11 Novembre dans l’émission Allo la planète sur la radio Le Mouv’ (du lundi au vendredi sur 92.1 en Ile de France).

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L’ascension de l’Island Peak (Nepal)

Voilà maintenant dix jours que je me trouve dans les montagnes de l’Himalaya. Arrivé en avion à Lukla, petit village de la basse vallée de l’Everest, j’ai rejoint le camp de base de l’Everest en une semaine. Cette première partie de marche m’a permis de m’acclimater en montant de 2300 à 5300 mètres et de découvrir des paysages à couper le souffle. Mais, si beaux que soient les paysages, j’ai depuis le début un objectif final autre : le sommet de l’Island Peak, voisin de l’Everest culminant à 6189 mètres d’altitude.

Dix jours avant, j’ai convenu avec une agence locale de retrouver mon guide à Dingboche, petit village himalayen faisant office de carrefour entre le trek du camp de base de l’Everest, celui des trois passes et l’ascension de l’Island Peak. Tout en appréciant ces dix premiers jours de marche, toute mon attention est tournée vers mon objectif. En chemin je rencontre plusieurs personnes revenant ou allant à l’Island Peak. Ceux que je croise et qui en redescendent, un français et une canadienne, ont tous deux atteint le sommet. Le français semble en avoir bavé tandis que la canadienne, que je devine bien sportive, me dit avoir été à l’aise. Bien. Me concernant, j’arrive a Dingboche, un peu usé et légèrement souffrant. Là je rejoins Kule, le grand manitou de l’auberge. C’est lui qui va me mettre en contact avec mon guide que je rejoindrai finalement à Chukung, ultime village avant le camp de base.

Jour 1 –Dingboche – Chukung

 Je devais initialement rejoindre directement le camp de base depuis Dingboche. Finalement, je vais prendre un jour de repos supplémentaire à Chukung. Niveau organisation, ça arrange visiblement tout le monde, moi y compris car je vais pouvoir reprendre des forces supplémentaires, peut être celles qui me porteront au sommet. Je marche donc trois heures avant d’arriver à Chukung, un village minuscule servant de rampe de lancement à tous les grimpeurs qui ambitionnent d’atteindre le sommet de l’Island Peak. Là je rencontre Marta et Lisa, deux triathlètes allemandes qui comptent tenter l’ascension le même jour que moi. Chacun confie ses appréhensions. Température, fatigue, vent, mental, nombreuses sont les raisons qui peuvent vous faire rebrousser chemin et nous avons visiblement tous les mêmes craintes. Nous essayons de nous encourager et de nous mettre en confiance autour d’un thé au citron brûlant. Plus tard, je suis rejoint par Thundu, mon guide. Voilà le type qui doit m’emmener à plus de 6000 mètres d’altitude demain. Petit et sec physiquement, calme et discret dans son attitude, il m’inspire confiance. Au début je prends sa discrétion pour du détachement mais je me ravise rapidement. Thundu est un type qui ne parle pas pour rien dire, il va à l’essentiel sans fioriture. Enfin, ça je ne le sais pas encore mais je vais vite le constater. Cette soirée à Chukung, je la passe essentiellement avec mes deux copines allemandes, Thundu lui passe sa soirée avec d’autres sherpas, auprès du poêle. Martha est vraiment souffrante, elle ne sait pas si elle partira pour le sommet le lendemain. Comme à l’accoutumée, le froid et la fatigue me poussent  rapidement vers ma chambre. Dernière nuit dans un « lit » pour moi.

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Jour 2 – Chukung – Camp de Base

 Je me réveille tranquillement vers neuf heures. Aujourd’hui, rien ne presse, nous avons une petite marche de trois heures devant nous. Elle doit nous emmener au camp de base de l’Island Peak où nous finaliserons les derniers détails de l’ascension avant de passer l’essentiel de notre temps à nous reposer. Au petit déjeuner, je croise les Allemandes. Martha est trop souffrante, elles ont décidé de décaler d’un jour leur tentative. Nous nous recroiserons donc sûrement lorsque je redescendrai demain vers Chukung et qu’elles monteront vers le camp de base. Elles me glissent quelques mots d’encouragement et nous quittons Chukung avec Thundu. Nous marchons tout doux et arrivons vers 14h au base camp. Là, une trentaine de tentes occupent l’espace, vides pour la plupart. En effet, les températures descendant, la saison pour les ascensions est sur la fin. Demain, nous serons dix à tenter l’ascension. Trois allemands, six français que je croise régulièrement depuis mon départ de Lukla et qui m’ignorent royalement et… moi ! Au camp de base, rien à y faire à part manger et dormir. Je passe malgré tout une heure à répéter des montées au jumar et des descentes en rappel le long d’un mur équipé de cordes fixes à proximité du campement. Demain, pas le temps pour l’impro. Vers 17heures, nous avalons un plat de nouilles et fonçont dans nos tentes afin d’essayer de trouver le sommeil. Il fait froid dans la tente, surement dans les -10 degrés mais je suis au chaud dans mon sac de couchage, je pense, je réfléchis, je ressasse le chemin qui m’a mené jusqu’ici en me disant que dans quelques heures c’est le moment M.

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Jour 3 – Camp de Base – Sommet – Dingboche

 Nous avons convenu de nous lever à minuit et demi. A minuit je suis déjà pleinement réveillé, j’entends notre cuisinier préparer le «petit déjeuner. Je m’asseois dans ma tente et colle ma lampe frontale sur ma tête. Les parois de la tente sont entièrement givrées. Je suis déjà tout habillé alors je saute dans mes chaussures et me dirige vers la tente cuisine. En passant devant la tente de Thundu je l’appelle : « Thundu, wake up, let’s climb the moutain ». Je l’entends essayer de me répondre le plus clairement possible « yes, yes i’m coming » alors que je sais l’avoir tiré de son sommeil. A ma grande surprise j’ai plutôt bien dormi et je suis plus déterminé que jamais à grimper jusqu’au sommet. Le petit déjeuner est composé de thé au citron et d’une espèce de semoule qui me rappelle la Floraline que me faisaient mes parents quand j’étais petit.  Je me force à manger plus que d’envie mais ne peux pas finir.  Je pense néanmoins avoir mangé  plus que nécessaire ces douze dernières heures. Je me sens d’attaque. Derniers préparatifs, dernières vérifications, une poignée de main au cuisto et nous voilà partis dans la nuit pour le sommet de l’Island Peak. Il est minuit et demi. Les estimations au sujet de la durée d’ascension varient du simple au triple selon les personnes interrogées et les cas évoqués. L’estimation qui revient le plus souvent est douze heures aller/retour. Thundu me dit qu’il est tombé sur des japonais très rapides il y a un mois, ils ont fait l’aller retour en neuf heures. Quelques jours après, il avait un groupe de cinquantenaires, eux ont fait l’aller retour en vingt et une heures (!!!!). Ce qui est sûr c’est ce sont pas loin de 1200 mètres de dénivelé positif qui nous attendent. La première partie de l’ascension se fait avec nos chaussures de marches à serpentons sur un pierrier. Je me sens bien, nous montons régulièrement. Plusieurs couches de polaire, de laine et de gore-tex me séparent de la nuit glaciale. Seul mon visage s’offre au froid himalayen. Pour la première fois depuis des jours, j’ai réussi à recharger mon lecteur mp3 dans une auberge. J’en profite pour me plonger dans la musique. Au bout de deux heures, le pierrier se transforme peu à peu.

Des blocs de glace apparaissent et nous montons toujours plus raide en tentant de ne pas glisser sur la glace. J’ai toujours été habile à l’escalade et même sur cette glace en basket je me sens à l’aise. Je songe néanmoins à tous ceux qui l’ascension à peine commencée doivent évoluer sur ces surface instables sans être à l’aise. Finalement, au bout de trois heures, nous arrivons à « crampon point ». La température est de moins quinze degrés. Notre mission est de changer de matériel, d’enfiler chaussures de grimpes, crampons, casque et baudrier. Facile en temps normal. Ici, c’est l’enfer. Nous nous agitons comme des pantins pour éviter que nos doigts et notre corps tout entier gèlent. Thundu m’aide à faire mes lacets et à enfiler mon baudrier, le froid me saisit déjà les mains. Au bout de dix minutes de labeur, nous sommes prêt. Nous nous encordons et commençons à grimper le glacier. Privé de l’agilité de mes chaussures de marches je commence à avoir le souffle court alors que je plante mes crampons dans la glace.  Le manque d’oxygène commence à sérieusement m’affecter. J’essaye de débrancher mon cerveau et à marcher sans réfléchir. Thundu tient la tête de la cordée. Alors que je peine de plus en plus, la corde se tend m’obligeant à constater que Thundu, lui, garde le même rythme. Je déteste me faire tirer, même légèrement, alors je redouble d’effort pour rester au même rythme. Nous longeons de sérieuses crevasses et mon souffle se fait plus court à mesure que la pente se fait plus raide. Je commence à réellement souffrir mais je savais que ce moment allait arriver. Alors je me fais violence. Je songe à la douleur, à ce qu’elle représente, à la façon dont le mental peut aider à parfois la minimiser. J’essaye d’accepter au mieux cette douleur et cette souffrance que le froid, l’effort et le manque d’oxygène m’imposent et je continue à avancer. Au bout de quatre heures d’efforts se dresse devant nous le dernier obstacle de l’ascension. La pente se transforme en un mur à 45 degrés d’environ cent mètres de hauteur. Là, nous nous désencordons et évoluons désormais au jumar sur des cordes fixes. Le jumar est une sorte de poignée que nous faisons coulisser le long de la corde d’assurage. Il nous fournit une sécurité en même temps qu’il aide à progresser le long de la paroi. Je sens que certains de mes doigts commencent à sérieusement se refroidir, ce qui m’oblige à m’arrêter tous les cinq mètres pour me frapper les mains sur la paroi afin de les faire revenir. Thundu lui aussi sent ses doigts partir, nous nous tapons les mains et le dos l’un et l’autre. Si globalement mes mains se refroidissent petit à petit, je sens qu’hormis mon petit doigt droit, les autres répondent encore plutot correctement. Néanmoins, je sens que Thundu s’inquiète pour moi et  alors que je me fais cette réflexion, je constate que mon gant droit est en train de se déchirer sur la longueur. Putain de matériel contrefait. Je me jure de ne plus jamais acheter de gants à Katmandou et continue à grimper. Il reste vingt mètres avant le sommet et alors que mes poumons sont à l’agonie, le jour se lève à l’Est. Je n’ai jamais été aussi heureux de voir le soleil.  Il perce la nuit et promet de nous apporter quelques degrés supplémentaires. Je redouble d’effort. Le soleil se pointe mais comme souvent, le vent se pointe aussi. On ne va pas rester longtemps au sommet.  Car oui, maintenant je sais que je vais y arriver. Là, dix mètres au dessus de moi se dresse fièrement le sommet d’Imja Tsé, l’Island Peak à 6187 mètres au dessus du niveau de le mer. Quelques derniers coups de jumar et je me hisse en haut de la paroi. Là je change mon mousqueton de corde et évolue environ vingt mètres le long de l’arrête sommital avant d’arriver au sommet. J’explose, Thundu arrive dix secondes derrière et je lui tombe dans les bras !  J’ai réussi, je suis au sommet de l’Island Peak ! Nous avons atteint le sommet en cinq heures, alors que le soleil se lève à peine. Nous restons à peine dix minutes au sommet, elles m’en paraissent deux. J’ai du mal à réfléchir mais je sais que je suis encore en pleine possession de mes moyens car ma sécurité m’obsède. Je vérifie que je suis toujours bien assuré et pose me crampons avec délicatesse sur la pointe sommitale. De chaque coté, plusieurs centaines de mètres de vide, pas le droit à l’erreur. Quelques photos, un peu de vidéo et nous prenons le chemin du retour.

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Le mur qui m’a donné tant de fil à retordre est descendu en rappel en quelques minutes puis c’est une marche de trois heures qui nous ramène au camp de base. Lors de ma redescente, je croise le groupe de français snobinards en train d’évoluer tant bien que mal sur le glacier légèrement au dessus de campons point. J’essaye de ne pas avoir de pensée malveillante, mais avec leur attitude hautaine engoncée dans leurs crampons et leurs fringues dernier cri, je ne trouve qui d’autre à leur offrir que mon ignorance. Les trois allemands, eux, ont fait demi tour avant même crampon point. Avec Thundu, nous serons les seuls à atteindre le sommet ce jour là. Sur la fin je suis un zombie, je me sens en coton et marche mécaniquement. Nous arrivons à 8h20 au camp de base, 7h50 après l’avoir quitté. Thundu me félicite, c’est l’ascension la plus rapide de l’Island Peak qu’il ait faite. Je suis mort de joie ou fou de fatigue, je ne sais plus trop. Après une heure de sommeil et un bon repas, je prends le chemin du retour. Paradoxalement, je me sens en forme olympique. En chemin je croise mes deux copines allemandes en route pour le sommet qui me félicitent pour cette réussite. Je leur souhaite bonne chance et leur envoie un maximum d’ondes positives. Nous marchons à cent à l’heure et arrivons à Dingboche en moins de quatre heures sous le regard légèrement étonné de Kule le patron de l’auberge qui nous accueille à nouveau. Ca c’est fait.

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